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Motos-taxi en Afrique : précurseurs du transport urbain optimisé

L’Afrique a été au centre de nombreux projets d’aménagements urbains et d’étalement des quartiers et lotissements. Ces projets visaient à limiter la concentration de la population dans zones endroits enclavés.

Hormis les projets d’aménagement urbains,  l’introduction du moto-taxi a participé à ces projets d’aménagements, du moins, à en faciliter leur implantation.

Histoire du moto-taxi en Afrique

Les motos-taxi ont commencé à faire leur apparition dans la ville de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Les zemidjan (qui signifie littéralement emmène-moi vite), assurent la desserte dans les grandes villes et des fermes les plus éloignés. Ceci facilitera le transport des marchandises fraîches et la circulation des travailleurs. Les pilotes de moto-taxi africains sont des grands acteurs de la vie publique qui sont souvent sollicités par les politiciens dans le cadre des campagnes. Etant apparus vers les années 90 pour la première fois au Mali, la moto-taxi a également conquis d’autres villes africains tels Lagos et Yaoundé. Le secteur souffre d’un manque d’effectif qualifié et de quelques lacunes au niveau de la mise en œuvre.

Néanmoins, avec une réglementation assurant la sécurité des transportés, la moto-taxi africaine sera une référence mondiale. Elle sera capable de concurrencer son ancêtre : le tuk-tuk thailandais.

Réglementation  des taxis africains

Uniforme

Comme le pilote français ou européen, la moto-taxi africaine oblige le port du casque. Les casques du transporteur et du passager doivent être homologués. Chez le pilote africain, une différence se fait par le gilet. Le gilet est paré d’une couleur différente selon la zone d’activité, néanmoins, Le gilet du conducteur de mototaxi doit être muni d’une bande réfléchissante horizontale de dix centimètre à l’avant.

Trajet

De nombreuses plates-formes ont tenté d’organiser la réservation en ligne des taxis africains, mais la majorité des transferts se font à la manière des taxis traditionnels. Appelée zem ou fon selon la région, les véhicules de transport sont conçus pour accueillir 2 personnes. Le pilote de motos-taxi risque une suspension en cas de sinistre ou de non respect des  règles mentionnées dans le cahier de charge .

Sanctions encourus

Si un pilote voit sa licence suspendue, le transporteur en sera notifié. Cette notification doit préciser la durée exacte de la suspension. Un pilote de taxi africain encoure une poursuite judiciaire, si sa responsabilité est avérée dans un cas d’homicide. Les forces de l’ordre participent à l’application de la suspension et / ou de retrait des licences ou des permis de conduire.

Si les sanctions sont bien spécifiées par le code pénal, leur application fait défaut. Le secteur des motos-taxi tarde à se formaliser malgré deux décennies de présence active sur le sol africain.

Conclusion

Le métier de chauffeur de moto-taxi a offert du travail à la jeunesse africaine. Le manque de travail, le besoin d’accélérer les déplacements, la mise en place des réseaux permettant la réservation en ligne des taxis sont  autant de facteurs qui faciliteront la restructuration de ce métier. Si ce dernier pêche au niveau de la réglementation, il a l’avantage de récolter les commentaires très flatteurs de la part des clients transportés.

 

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